Culture

Une semaine, un film: Mommy

Une semaine, un film: Mommy dans Culture xavierdolanmommyaffiche_0_zpsed0e6181

Image tirée du film

Date de sortie: 8 octobre 2014

Réalisé par: Xavier Dolan

Avec: Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval, Suzanne Clément…

Genre: Drame

               J’avais  beaucoup entendu parler de Xavier Dolan auparavant, n’ayant vu aucun de ses films, Mommy restait pour moi une découverte. De plus j’ai été touché (quoi d’autre eut été possible ?) par ses nombreuses interventions télévisuelles et radiophoniques ces derniers temps, notamment en réaction aux mouvements anti-mariage pour tous.

Ne connaissant donc du film qu’une maigre bande annonce constituée d’une partie du sublime discours de son réalisateur au moment de recevoir le Prix du Jury à Cannes (excusez du peu), entrecoupé de flash d’une image carrée qui maintenant hante encore mes souvenirs.

Le noir s’abat alors sur la petite salle du Utopia choisi pour l’occasion, comme tout ceux dans la salle je ne sais pas encore ce qui va nous arriver, or la claque que représente le génie du jeune canadien ne s ‘est pas fait attendre. Une image, le soleil, Diane à l’air apaisée, belle sous cette lumière, le bruit des arbres secoués par le vent pour seule musique : accident de voiture, le film commence. Mère de Steve, un fils entre hyperactivité et crises de violence frénétiques qui sort aujourd’hui de son hôpital spécialisé pour continuer à vivre, cette fois avec sa mère.

La première chose qui nous entraîne dans cet univers outre-Atlantique, au delà de la si particulière image « carrée », c’est cet accent québécois qui nous avait fait exploser de rire dans le Starbuck (sorti en 2011 avec notamment Patrick Huard) de Ken Scott,  ici fini de rire, il prends des tons plus contemporains et les sous titres ne sont pas de refus.

Difficile, de part sa thématique tout d’abord, cette relation mère-fils trop peu (trop mal) détaillée au cinéma, qui ne peut que nous permettre, si ce n’est de nous identifier au moins de fondre en compassion et/ou en admiration devant ces personnages qui nous on semblé si froid d’entrée de jeu. Ce film n’en reste pas moins un fantastique hymne à la vie, certes pas celle que le cinéma s’amuse à nous faire fantasmer, ce monde d’amour simple et évident où chacun se doit de trouver son alter ego en 1h 45, la vraie vie, celle avec ses hauts, ses bas, ses histoires dont on aimerais qu’elles ne s’arrête jamais et celles qu’on essaye tant bien que mal d’oublier, ses crises et ses problème, ses instants euphoriques et ses joies. Une sublime leçon qui vient déposer cette « chaleur brillante dans mes mains tendues » comme l’eu dit en son temps Éluard, comme un voyage, une histoire de vie qui ne demande qu’à nous en apprendre plus sur la notre.

Une montée en apesanteur donc, à la sortie, le soleil fait plisser mes yeux ainsi que ceux de mes récents camarades de plongée, regards partagés et sourires complices terminent cette séance comme si les mots ne suffisaient plus. En repartant je laisse à nouveau mon esprit divaguer, le vent m’accompagne, secouant les arbres dans une mélodie onirique, content de voir que je ne suis pas seul et que la nature aussi aurait voulu rester un peu dans la salle après le générique.

Si j’étais contraint de résumer ce film à une image se serait sans hésiter ce merveilleux passage où Steve dévale une rue pavée de feuilles jaunies par l’automne (omniprésent dans ce long-métrage) debout, les bras en croix sur un longboard que j’ai envié plus d’une fois, la caméra se resserrant sur son blond visage et ses mains réunies pour écarter l’écran, à fin de mieux rentrer dans mes souvenirs pour un moment qui durera bien plus d’une saison.

                                                                                                                                                                                                                                      N. P

Mots-clefs :, ,

Une réponse à “Une semaine, un film: Mommy”

  1. Le 15 octobre 2014 à 21 h 39 min Coucou a répondu avec... #

    L’image carré, on appelle ça le « format 1/1″, c’est un parti pris esthétique quasi-jamais osé au cinéma ^^

    J’aime bien la critique sinon (tu révises bien tes mains libres hein ?).

Ajouter votre réponse

Ce1abaker2014 |
Jaimeleschats |
Dehelphia |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Mfinilagro
| les petits de marie
| Passionvoiture